Nous recevons parfois
Ces doux accords majeurs
Tels des rires narquois
Que tu jettes, moqueur...
Quels jolis cris de joie
Que l’écho de ta voix !
De ta voix, voix, voix...
Toi qui pilles et mendies
Sans la moindre vergogne
Toi même que l’on supplie
D’accepter notre aumône
Et que nos mains effleurent
Avec autant d’honneur
Le beau monde à l’envers...
Mais méfie toi toujours
Que ces mains de velours
Ne t’étreignent et t’enlèvent
Car l’homme a un vieux rêve :
Il veut te posséder
Toi et ta liberté...
Oiseau, leurre l’oiseleur !
Vole en paix loin de nous
Volatile impeccable
Souverain admirable
Archange au chant si doux
Cher à l’âme des fous
Vole en paix loin de nous
Loin de nous, loin de nous...